Chacun a le droit d’être respecté et de demander ce respect pour lui-même

Faire valoir le droit d’être respecté

En ce moment, je relis un petit ouvrage acquis il y a belle lurette déjà : « Oser être soi-même » de René de Lassus.

le droit d'être respecté

Oser être soi-même et avoir le droit d’être respecté

Peu de gens sont « bien dans leur peau », mais ils essaient de ressembler aux sept modèles que propose la grande « machine » supra-éducative (école, aînés, médias)…

Ces tentatives, épuisantes, sont la conséquence du décalage qui existe entre ce que nous sommes vraiment et ce que « les autres » exigent que nous soyons.

  • Parce qu’on n’apprend pas à être vraiment soi-même !
  • Parce qu’on ne nous a pas appris à nous affirmer !
  • Et parce qu’on ne nous a pas appris à faire face aux autres autrement que par la manipulation, l’agression ou la soumission.

Ce livre, facile à lire, avec des exemples concrets, entraîne le lecteur à retrouver et à rassembler l’ensemble de ses énergies physiques, psychiques et spirituelles pour s’affirmer et oser être soi-même, pour ne plus être ni bourreau, ni victime.

Parmi toutes les techniques présentées dans ce livre, j’ai choisi de vous faire découvrir un passage qui me parle tout particulièrement :

Article 4 : Chacun a le droit d’être respecté et de demander ce respect pour lui-même

C’est une évidence pour qui vit en conformité avec l’article 1er (« Chacun a le droit de se considérer comme important »).

Mais ce n’est pas évident pour tout le monde. Dans les « jeux psychologiques » Bourreau/Victime qui se « jouent » beaucoup dans nos sociétés occidentales, un nombre impressionnant de personnes se sont laissé « installer » dans le rôle de Victime.

Certes, ce mot choisi par S. Karpman est tellement « fort » qu’il permet à beaucoup de ne pas se reconnaître sans ce vocable.

On pourrait parler du souffre-douleur ou, tout simplement, de la personne agressée, ou dévalorisée.

Retenons ce dernier terme pour l’explication.

Y a-t’il, parmi vous,une seule personne qui n’a jamais été l’objet d’une dévalorisation émise par quelqu’un ?

« Je vous signale que je n’apprécie pas ce que vous venez de dire à mon sujet. Je considère cela comme dévalorisant, et je vous demande de ne plus parler de cette façon. »

Hormis si votre réaction a été de répondre approximativement de la façon mentionnée ci-dessus, vous avez probablement été victime d’une dévalorisation.

Une dévalorisation est un message dépréciateur

Cela va de l’ironie la plus légère à l’insulte la plus forte, en passant par l’insinuation malveillante, la moquerie de la comparaison dédaigneuse au manque de respect affirmé.

On ne nous a pas appris à faire face à toutes les formes de dévalorisation autrement que par l’agressivité ou la menace. Et, par conséquent, un certain nombre de gens se sont, en quelque sorte, « habitués » aux quolibets, aux railleries de tous types.

Tous, nous avons à réapprendre à exiger que l’on nous marque du respect, et ce, quelle que soit la situation, quel que soit l’interlocuteur.

Le développement de notre capacité à nous affirmer passe par cette exigence : nous faire absolument respecter par tout le monde.

La formule pour exiger le respect de soi est simple

Elle comprend :

  • L’expression d’insatisfaction : « Je n’aime pas ce que tu viens (vous venez) de dire. »
  • Pourquoi c’est insatisfaisant, sans considérer le fait que l’interlocuteur-dévalorisateur « sait bien » que ce qu’il a dit est désagréable pour soi : « parce que cela me vexe » (ou « m’est désagréable »), suivi d’une demande d’engagement à ne pas reproduire ce comportement « et je te demande de ne plus me parler ainsi. »

Voilà c’est aussi simple que cela. Mais vous verrez, c’est puissant. Surtout, si vous avez laissé aller les choses dans ce domaine.

gens difficicles


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